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Euralis diminue ses pertes et compte « continuer » dans cette dynamique

Christophe Congues, le président, et Thomas Chambolle, le DG d’Euralis depuis un an, ont présenté les résultats financiers de la coopérative, avant l’assemblée générale qui se déroulera le 27 février, à Lescar (Pyrénées-Atlantiques).

Le résultat net d’Euralis est toujours négatif, mais les pertes ont été divisées par deux en un an. La coopérative compte poursuivre sur cette dynamique pour « arriver dans la situation la plus saine dans le projet de fusion » avec Maïsadour, au niveau duquel des risques d’atteinte à la concurrence sont pointés.

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1,6 milliard d’euros de chiffres d’affaires (+ 1,3 % sur un an), 101 M€ d’Ebitda (+ 4,1 %) et un résultat net négatif (dont le chiffre n’a pas été révélé mais dont « la perte a été divisée par deux ») : voici les chiffres d’Euralis pour l’exercice 2024-2025, révélés en conférence de presse, lundi 9 février.

« Une discipline financière »

« C’est le fruit de la mise en œuvre d’une discipline financière, d’une attention particulière portée aux coûts fixes, à la diminution des stocks », souligne Thomas Chambolle, DG depuis un an.

Les sites Lidea de Caussade (Tarn-et-Garonne) et Réclainville (Eure-et-Loir) ont été repris, et le site Rougié de transformation de canards à Sarlat-la-Canéda (Dordogne) a été fermé. Ce qui représente en tout une suppression de 160 postes. « Le travail se poursuit, mais déjà deux tiers des salariés ont trouvé une solution de reclassement », indique le DG. Le chiffre d’affaires du groupe, quant à lui, a notamment été porté par la croissance des activités canards et semences.

L’ADLC pointe des risques de situation dominante

« Nous avons joué la première mi-temps, mais nous allons continuer ce redressement pendant la deuxième mi-temps, sur l’exercice 2025-2026, s’avance le président, Christophe Congues. Notre objectif est d’arriver dans la situation la plus saine dans le projet de fusion » avec Maïsadour. Projet que les dirigeants espèrent conclure au deuxième semestre 2026.

« Les discussions se poursuivent avec l’Autorité de la concurrence (ADLC), témoigne Thomas Chambolle. On savait qu’elle pointerait un risque de position de situation dominante sur les canards gras, donc on est en train d’échanger avec elle sur les engagements nécessaires. » Le directeur admet qu’un risque équivalent a également été mis en avant par l’ADLC sur la nutrition animale et la collecte.

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